Centre for Romanian Studies

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Lionel ROUX: “Odyssée pastorale” – Extrait “Chez les bergers des Carpates Roumaines”

March 2nd, 2011 · No Comments · Books, Diary, International Media, PEOPLE, Reviews

Son and grandson of moving shepherds…

in a biographical and reflexive quest, I was taken to look into a task that was the one of my father’s and my grandfather’s but will never be mine. My photographic quest draws its sources from a history of lines, of features, limits, traces, that constitute and mark a territory. It also finds roots in the ancient culture but in a very fragile way of the pastoral civilization.
In the beginning, there is the course where the line of the family roots stretches out between the alpine province and the Piémont mountains. The path (or rather paths) of the migratory shepherd, the trip that for centuries was brought twice a year by men and herds over the lands.
Shifts of altitude by the ones and shifts of attitude by my shepherd father to draw a line on this nomad life.
My artistic path, my photographer’s itinerary has been continually questionning the pastoral culture of the migration around the mediterranean area and even farther, ever since I was conscious of the fracture by my rejected inheritance.
It is not a simple quest for roots ( of which nomads don’t feel concerned ) but a semi-etnographic exploration of the mentioned event vanishing little by little : The trace of the pastoral routes, the mediterranean and african shepherd’s world.

Mon cheminement artistique mon itinérance de photographe n’a pas eu de cesse, dès lors que j’ai pris conscience de cette cassure (de cet héritage refusé) d’interroger l’épaisseur de cette culture pastorale de la transhumance, que ce soit en Europe ou en Afrique. Il ne s’agit pas d’une banale quête de racines (dont les nomades ne s’embarrassent pas), mais plutôt d’une exploration de ce qui se transforme peu à peu : la trace des trajets pastoraux, le monde des bergers.

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Poetry in Translation (LXXI): Melina Mercouri (1920-1994) – “Mes Amis d’Hier”

November 3rd, 2009 · No Comments · Poetry, Translations

[caption id="attachment_821" align="alignright" width="194" caption="Melina MERCOURI (1920-1994)"]Melina MERCOURI (1920-1994)[/caption]

Melina MERCOURI (1920-1994):

AMICI DE DEMULT

Amici de demult, tovarasi de drum
Cu pasii pierduti
Prin ce tari ratacind prin coclauri de scrum
Sunteti toti disparuti?
La ce lupte ne luam
Trup la trup inclestati
Ne credeam neinvinsi, desi fragezi eram
La cei doua’s’ de ani.
Rasul nostru voios rasuna peste tot
Cand pe lume-am venit
Cu nevolnice maini ne strangeam cot la cot
Rascolind din adanc un oras amortit.
Printre voi mai zaresc, doar priviri din trecut
Doar vre-un zambet fugar
Pe o poza de-album dintr-un timp nestiut
Si uitata-n sertar.
Caci la voi ma gandesc, amici de demult
Retraind un parcurs incercat de destin
Cu speranta aprinsa intr-un proaspat tumult
Ca pe-un vesnic taram sa ne reintalnim.
Amici de demult, tovarasi de drum
Cu pasii pierduti
Prin ce tari ratacind prin coclauri de scrum
Sunteti toti disparuti?

(Mes Amis d’hier, cuvinte de C. MESLE pe muzica de S. Xarhakos, pentru Melina Mercouri, 1971)

(Copyright – In Romaneste de Constantin ROMAN, Londra 20 August 2006)

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MES AMIS D’HIER …

Mes amis d’hier, mes compagnons,
Mes amis perdus,
Dans quelle île, quelle ville, dans quelle prison
Où avez-vous disparu ?
Nous prenions la vie au corps à corps
Nous mordions dedans
Nous étions fragiles et pourtant si forts
D’avoir ensemble vingt ans
Nous avions des rires à faire chanter
Les taudis du port
Et de ses révoltes à faire se dresser
Une ville qui s’endort
Aujourd’hui je n’ai de vos sourires
Et de vos regards
Qu’une ou deux photos qui s’en vont jaunir
Dans un livre ou un tiroir
Et pourtant c’est vous mes camarades
Que je vois toujours
Quand l’espoir nous prend dans ses embuscades
Quand nous parlons de retour
Mes amis d’hier, mes compagnons
Mes amis perdus
Dans quelle île, quelle ville, dans quelle prison
Où avez-vous disparu ?

Melina MERCOURI

Paroles: C. Lemesle

Musique: S. Xarhakos

(1971)

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Pourquoi Matisse?

May 6th, 2009 · No Comments · Books, Diaspora, PEOPLE

‘La Blouse roumaine’ de Matisse En peignant La blouse roumaine, Henri Matisse donna à cette dernière une pérennité artistique et une reconnaissance internationale. En fait, la toile qui est aujourd’hui au Musée d’art moderne de Paris, était devenue le symbole de la roumanité et plus particulièrement de la féminité roumaine. Mais POURQUOI une blouse roumaine [...]

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Poetry in Translation (XXIV): Ion Caraion – “Seul au Monde” / “Singur pe lume”

November 12th, 2005 · Comments Off · Diaspora, PEOPLE, Poetry, Translations

- Où vous emmènnent-ils, Monsieur?
- Dans le jardin, mon rêve.
- Pour quoi faire, Monsieur?
- Pour me fusiller, mon rêve.
- Parce qu’ils ont des balles, Monsieur?
- Parce qu’ils ont le temps, mon rêve.
- Où vous enterreront-ils, Monsieur?
- Sous la neige, mon rêve.
- Avez-vous peur, Monsieur?
- Je trouve ça révoltant, mon rêve.
- Qui doit-on prévenir, Monsieur?
- Les feux de l’enfer, mon rêve.
- Ça va aller quand même, Monsieur?
- Il fera nuit, mon rêve.
- Qui est votre plus proche parent, Monsieur?
- Je suis seul au monde, mon rêve.
- Voulez-vous boire un verre, Monsieur?
- Qu’est-ce que ça va me coûter, mon rêve?
- Peu importe le prix, Monsieur.
- Le calice est-il empoisonné, mon rêve?
- Vous n’en voulez pas, Monsieur?
- Casse-le en mille morceaux, mon rêve!
- Doit-on vous pleurer, Monsieur?
- Inutile, mon rêve.
- Bonne nuit, Monsieur.
- Dormons ensemble, mon rêve!
- Je dors seul, Monsieur.

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Alone in the World

by Ion Caraion. Translated by Constantin Roman.

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